le syndrome de l’allumette…

2012
02.23

Voici un sujet sensible de nos jours, à savoir l’épuisement professionnel dans le monde du travail ou aussi nommé le Burn out. Que comprendre de ce mal être qui consume progressivement les salariés et les cadres dans beaucoup d’espaces de travail. Sur le sujet Arte Tv propose le jeudi 23 février un documentaire à ne pas rater : Malades au travail : le syndrome de l’épuisement professionnel.

Le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel : réalité ou épiphénomène surmédiatisé ?

Selon l’OCDE, un salarié sur cinq est atteint de troubles psychiques liés au travail. Mais le syndrome d’épuisement professionnel, communément appelé burn out, n’est toujours pas reconnu comme maladie à part entière. Est-ce un phénomène de mode, un mal imaginé par des salariés qui se voudraient indispensables ? En interrogeant des médecins, des chercheurs et des patients chez qui a été posé le diagnostic d’épuisement professionnel, les réalisateurs de ce documentaire dressent un état des lieux très précis : comment le burn out s’installe-t-il ? Comment se traduit-il ? En quoi se distingue-t-il de la dépression ? Où en est la recherche ? Peut-on établir un diagnostic certain ? Et surtout, comment sortir de cet effondrement qui rend l’individu inapte au travail et à toute vie familiale et sociale normale ?

Malades du travail une Emission sur Arte Tv, Malades du travail…

la stratégie de formation au management « yo-yo »…

2012
02.20

Cet organisme de sécurité sociale vient d’accueillir son nouveau directeur. Celui-ci nous consulte pour une formation de type « coaching » pour une personne qui doit être nommée en urgence à un poste de management alors qu’elle n’a jamais bénéficié d’une telle formation. Nous concevons alors une formation « sur mesure », qui est ensuite dispensée en face à face et tête à tête. L’élève se révèle avide d’apprendre et « bonne élève » et ses acquis sont réels.
Rapidement la DRH nous demande une formation pour toute la strate de management du niveau immédiatement inférieur. Cette formation concerne 2 groupes, qui n’avaient jamais eu l’occasion d’une telle formation en interne.
Là encore, la dynamique est bonne, l’appétit de s’améliorer est présent, les effets sur la cohésion sont certains. Je commence à entendre : « mais c’est surtout l’équipe de direction qu’il faudrait former, c’est elle qui a besoin de vos outils et de renforcer sa cohésion ».
Hélas, la demande suivante qui nous est transmise concerne la state de management encore en dessous (c’est la dernière, la plus basse). La formation se déroule au mieux. « Enfin une reconnaissance interne », d’autant plus que la direction est venue signifier l’importance qu’elle y accorde.
Même rengaine entendue : « c’est la direction et l’encadrement supérieur qui auraient besoin de votre formation … et en plus, eux, c’est dans un château qu’ils vont faire leurs séminaires ».
Décision est ensuite prise : la prochaine session concernera des groupes mêlant ces derniers participants et leur propre hiérarchie. Ils pourront donc, ensemble, renforcer leurs acquis en matière d’outils de management et apprendre à mieux travailler ensemble.
On peut rêver : l’étape suivante pourrait concerner encore une state supérieure et enfin plus tard, dans quelques mois, l’équipe de direction…
Quel dommage que cette équipe de direction n’ait pas perçu d’entrée l’intérêt de commencer à se former de ensemble, de montrer l’exemple, de développer une approche management commune… elle aurait évité de le faire sous la pression de la base et de ses récriminations.
Pour notre part, c’est la première fois que nous réalisons une telle action de formation, du haut vers le bas qui déclenche ensuite le mouvement du bas vers le haut.

Jacques Cabanes, consultant chez J2C Consultants de Pau

Comment réanimer l’hôpital ?

2012
01.31

L’hôpital public n’a pas bonne presse ces derniers temps, il est présenté comme gourmand, manquant d’organisation, d’innovation et d’efficience. Un livre et une émission radio pour faire le point sur le sujet, cela ne sera sans doute pas suffisant mais c’est sans doute un bon début :

« Beaucoup de choses sont dites et écrites sur les difficultés que rencontre l’hôpital public. Quel est le constat actuel, quelles en sont les raisons, quelles propositions peuvent-elles être faites pour améliorer cette situation ?
Il y a quelques  mois, Bertrand Mas, Frédéric Pierru, Nicole Smolsk et Richard Torrielli ont écrit un livre à ce sujet : L’hôpital en réanimation publié aux éditions du Croquant. Deux de ces auteurs sont avec nous aujourd’hui : Nicole Smolski, médecin, anesthésiste réanimateur au CHU de Lyon, et Frédéric Pierru, sociologue, chargé de recherche au CNRS et membre du Centre de recherches administratives politiques et sociales (CERAPS), Université de Lille II » (source : site France Culture).

Rendez-vous sur France Culture pour écouter l’émission du 31 janvier 2012 : « Avec ou sans rendez-vous » sur le malaise à l’hôpital…

Filmer le travail : regards sur… le travail féminin…

2012
01.17

A l’heure où les conditions de travail, l’épuisement professionnel, les risques psycho-sociaux sont au coeur des préoccupations de beaucoup, le travail au féminin pointe timidement sa singularité. Heureuse initiative de l’Aract Poitou-Charentes et de l’INA qui dévoilent en février une série de courts métrages à découvrir sans tarder et à méditer sur l’éternelle question de l’inégalité hommes/femmes au travail !

Dans le cadre du festival « Filmer le travail », l’Anact, l’Aract Poitou-Charentes, l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) et les Ecrans du Social, organisent mercredi 8 février, à Poitiers, une journée rencontres : cinéma et conditions de travail sur le thème du travail des femmes.
Des experts des conditions de travail, des partenaires sociaux et économiques apporteront leurs analyses sur les questions d’égalité et de mixité, sur la santé et les conditions du travail des femmes ainsi que sur la prise en charge de ce sujet en entreprise. Une table ronde sur le travail des femmes aujourd’hui débutera par la projection du court métrage « Marine, la flamme d’une soudeuse ».


Pour s’inscrire.

Le site : filmer le travail : regards sur le travail au féminin…

la ponctualité du consultant…

2012
01.13


Nous avons accompagné un organisme dans l’élaboration de son projet d’établissement durant 2 années.

Une fois par mois, ma collègue ou moi, étions très anxieux d’y arriver à l’heure : 2 bonnes heures de route, sinueuse, parfois encombrée de tracteurs, souvent rendue dangereuse par du brouillard, et pour finir, un parking alentour toujours plein.

En 2 ans, nous n’y sommes jamais arrivés en retard, souvent même plus tôt que les participants.

En fin d’action, le directeur et son adjoint ont préféré venir passer la journée, avec nous, dans notre  cabinet.

Rendez-vous est pris à 9 heures, le plan est envoyé par email, le GPS est fin prêt…

Nous les avons attendus, ils se sont égarés et sont arrivés à 11 h 15 !

Jacques Cabanes, consultant chez J2C Consultants de Pau

 

2002-2012, 10 ans déjà…

2012
01.02

C’est le moment de vous souhaiter à tous nous meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui s’annonce pleine de projets, de changements et d’innovation !

Mais au moment d’écrire ces mots, nous nous souvenons avec émotion à Réalités & Projets que cela fait ce jour, 10 ans déjà que la Loi 2002-2 du 2 janvier 2002 a été promulguée. 10 ans de débats, de résistance, de changement mais aussi de progrès. Il est toujours possible de se poser la question, mais que serait le secteur social et médico-social sans cette « fameuse » loi, qu’y a t-il gagné, perdu, espéré, négocié… ? Nous nous rappelons avec nostalgie des premières formations visant à présenter et insuffler l’esprit de la loi, les orientations du législateur, les enjeux du droit des usagers… les débats furent riches et passionnants et si le résultat était tout de même là… et si l’usager n’y avait finalement pas perdu au change et si les professionnels n’y avaient pas perdu leur âme…

Parions que cet anniversaire va être fêté (en toute discrétion, pas de une nationale ou autres prime time) et que les débats vont se poursuivre dans la presse spécialisée (Direction(s) vient de sortir son numéro de janvier 2012 avec un dossier riche et instructif sur la question), les conférences, les journées de réflexion, les formations… La loi 2002-2 reste(ra) la petite révolution (nécessaire) du secteur…

Christophe Malabat

Denis Darzack, le mouvement sans handicap…

2011
12.12

Toujours pour ceux qui sont en villégiature sur Paris une exposition à ne pas rater, celle du photographe Denis Darzacq autour de son singulier projet « Act » : photographier des jeunes et adultes en situation de handicap et les inviter à découvrir des mouvements neufs et singuliers. Une autre manière de voir la différence qui finalement sur les photos semble s’estomper pour laisser la place à une forme de beauté tranquille.

« Act (2009-2011) est le fruit d’un long travail que Denis Darzacq a mené, en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, au contact de jeunes et d’adultes en situation d’handicap. « Après mes précédents travaux, où j’avais photographié des jeunes gens en pleine gloire physique, c’était une façon de conquérir des territoires inconnus, c’est-à-dire de repousser ma peur de l’autre et de sa différence » (extrait d’un entretien avec Virginie Chardin publié dans Act aux éditions Actes Sud). Denis Darzacq les a invités à sortir des lieux médicalisés et à réaliser des gestes souvent inédits pour eux. Si certains sont des acteurs, des sportifs ou des danseurs, tous ont trouvé dans l’action et dans l’appropriation personnelle de l’espace commun le moyen d’affirmer une autre image d’eux-mêmes.

Par comparaison avec ces portraits réalisés dans l’espace public, les hybridations de Recomposition I et Recomposition II (2010-2011) assument, jusqu’à l’abstraction, leur élaboration en atelier et leur nature de montages réalisés à la prise de vue et/ou en post-production. Corps, cartons d’emballage et fragments d’objets mixés et recomposés construisent, selon l’artiste, de pures « images mentales ».

Aussi différentes soient-elles, ces deux séries prolongent la démarche de l’artiste qui, paradoxalement, recourt à l’image construite pour mieux parler du réel qui le fascine, l’intrigue ou le révolte. Les portraits de la série Act renvoient aux mises en scène qui, introduites en 2003 par la série Nu, reposent sur le principe de la disruption. Par leur état ou leur pose, les corps créent une tension avec leur environnement et bouleversent l’ordre établi. Les montages de Recomposition I et Recomposition II s’inscrivent dans cette même logique perturbatrice.

Mises en scène et montages ne visent pas le spectaculaire. Ils servent une réflexion sur les difficultés et les stigmatisations auxquelles se heurtent certains groupes, tout particulièrement les populations en marges. Denis Darzacq pointe les pesanteurs, les contraintes et les contradictions sociales. Mais il invite aussi, par la rupture de gestes apparemment dépourvus de sens, à affirmer une identité toujours plus complexe que celle qui nous est assignée et à reconquérir une forme de liberté là où elle semble avoir disparu » (argumentaire de la Galerie VU).

Le site de Denis Darzacq…

Exposition Act à la Galerie VU…

 

l’association comme une salade de fruits…

2011
12.07

 

En lisant parfois un article dans une revue spécialisée sur le champs social et médico-social il est possible de tomber sur des phrases qui attirent l’attention par leur pertinence, leur singularité ou aspect plus ou moins comique. En voici une qui vise à rendre compte de l’identité d’une association d’envergure face à la démarche d’évaluation externe menée auprès de l’ensemble de ses établissements et services :

« Notre association est une « salade de fruits » qu’il ne faudrait pas transformer en « compote » en voulant appliquer une grille trop restrictive et normée, insistent en souriant les responsables qualité »

Voilà une belle analogie qui nous invite à réfléchir sur le sens des méthodes que peuvent induire les démarches d »évaluation.

l’évaluation externe en photo…

2011
12.06

Voilà en synthèse à quoi peut bien ressembler le bureau d’un consultant réalisant une évaluation externe. Il peut s’agir ici, soit de la phase préparatoire centrée sur la consultation documentaire, soit de la phase d’analyse des données recueillies sur le terrain lors de la visite. Le tout est le plus souvent générateur de bazar sur un bureau ou tout plan de travail et nécessite une bonne gymnastique mentale pour ne pas s’y perdre. Le soir, certains pourront avoir envie de bien ranger les dossiers avant de quitter leur bureau, mais il est vivement conseiller de laisser ce désordre en situation, du moins partiellement, si l’on veut s’y retrouver le lendemain matin et ainsi poursuivre ses réflexions sans trop perdre son temps. L’évaluation externe devient finalement un excellent remède pour les bureaux trop bien rangés !

Christophe Malabat

Le business des maisons de retraite…

2011
12.02

Mardi 6 décembre 2011, le magazine « Enquête de santé » de France 5 propose une débat et un documentaire sur un thème de société sensible « Le Business des maisons de retraite »

L’argumentaire de France 5 :

« Au royaume de l’or gris, les action­naires des maisons de retraite privées sont rois. La « ruée vers l’or gris » est d’ailleurs le nom donné à cette nouvelle course aux profits dont les seniors sont les poules aux œufs d’or. La réalisatrice Magali Cotard commence son investigation dans les Alpes-Maritimes, département de France où les grands groupes privés se sont le plus implantés. Décor chaleureux et coloré, chambres individuelles spacieuses… Des prestations dignes d’un hôtel trois étoiles, que toutes les familles n’ont pas les moyens de s’offrir. Dans le reste de la France, les établissements publics sont pour l’heure encore majoritaires dans ce secteur, avec généralement des listes d’attente interminables. Ainsi, le privé, au départ réservé à une clientèle aisée, est devenu le seul recours pour de nombreuses familles prises au dépourvu, quitte à ce qu’elles y laissent les économies de toute une vie. Pour ces groupes, qui réalisent des marges confortables, pas d’états d’âme : les personnes âgées sont des clients qu’il faut séduire, un placement sans risque pouvant rapporter gros ».

Rendez-vous devant votre petit écran ou sur Le Business des maisons de retraite sur France 5…